Le Cri de Vaux

Journal de tranchées du 26ème BCP


 

Le Cri de Vaux, l'un des premiers journaux de chasseurs parus sur le front, fut l'organe du 26e bataillon de chasseurs à pied. Il fut édité du 2 janvier au 29 mai 1915, et ce sont au total 12 numéros, chacun tiré à 50 exemplaires, qui furent diffusés auprès des chasseurs du Bataillon. Chaque numéro comportait 4 pages au format 20 x 31.

Le 26e chasseurs, faisant partie des troupes de couverture du 6e C.A.,part de Pont-à-Mousson sous les ordres du Commandant Servagnat dès la déclaration de guerre. Il participe à la bataille des frontières et fait la retraite avec la 3e armée. Il est notamment jeté dans la bataille le 22 août à Joppécourt, combats aux cours desquels le capitaine Bécourt, gendre du Maréchal Foch, trouve la mort.Pendant ces même combats, le sous-lieutenant de Foville qui deviendra l'illustrateur du "Cri de Vaux" réussit, par son sang-froid et son courage à déloger les Allemands d'une lisière de bois.Il trouvera malheureusement lui aussi la mort le 11 juin 1916.

Du 7 au 9 septembre 1914, le bataillon tient les avant-postes au nord d'Erize-la-Petite et participe aux durs combats de la ferme de La Vaux-Marie. Il passe ensuite un mois et demi dans les bois , entre Troyon et Lacroix-sur-Meuse, et vers la mi-novembre 1914 s'installe devant Vaux-les-Palameix, au sud-est de Verdun. C'est de cette localité que le journal de tranchées du 26e BCP tire son nom. Les diverses localités environnant Vaux-les-Palameix sont évoquées à plusieurs reprises dans les pages du journal.

 

Le Bataillon s'installait alors dans la guerre de positions.

 

Le Cri de Vaux fut créé par quelques amis officiers au 26e BCP, et les gélatines à polycopier des compagnies servirent à éditer ce petit canard qui, dès le mois de février 1915 eut les honneurs de la grande presse parisienne et provinciale. Le secrétaire du Commandant était mis à contribution pour recopier les articles.

Parmi les principaux collaborateurs on peut citer:

- Le médecin aide-major Xavier Colanéri (le Grand X), chirurgien à Paris.

- Le lieutenant Paul Arbey (Adolphe Arbey pour l'état-civil...) qui signe souvent ses articles "Paul A.". Héroïque enfant du faubourg Saint-Antoine dont la gouaille amusait ses camarades, il fut tué le 8 juillet 1915 au ravin de Sonvaux.

- Le Lieutenant Désiré Ferry auteur entre autres, d'une interview imaginaire d'Anatole France publiée dans le numéro 3. Grièvement blessé au cours de la bataille de Champagne en septembre 1915, il fut cependant l'un des rares survivants de cette époque du Bataillon. Au sortir de la guerre, il fut élu député de la Moselle si chèrement reconquise et devint ministre de la guerre et de la santé dans les années 30.

 

 

 

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Numéro 1

144 Ko

1.8 Mo

133 Ko

1.8 Mo

106 Ko

1.6 Mo

141 Ko

2.0 Mo

Numéro 2
Numéro 3
Numéro 4
Numéro 6
Numéro 8
Numéro 9
Numéro 10

Supplément illustré du numéro 10

 

Le Commandant Servagnat est à la tête du Bataillon dès le début des hostilités.

Le 27 septembre, "blessé grièvement à la tête de son bataillon alors qu'il prenait des dispositions d'attaque, a continué sur le brancard où il était étendu, perdant beaucoup de sang, à donner ses ordres avec un beau sang-froid, jusqu'au moment où il dut être emporté sur l'initiative de son médecin".

Remis de sa blessure, il reprit le commandement du Bataillon le 17 décembre et organisa les positions devant Vaux-les-Palameix.

Le 21 juin 1915, il est nommé lieutenant-colonel au 155e RI. Il est tué quelques jours plus tard en Argonne, au Four de Paris.

 

 

104 Ko

1.3 Mo

Tranchée Servagnat à Cumières

Les tranchées de ce secteur portent principalement les noms d'officiers du 155e RI tués au combat